Un client tape « caviste Bordeaux » un vendredi soir, ou cherche le nom d'un domaine qu'on lui a recommandé à table. Ce qu'il veut savoir en premier n'est presque jamais « puis-je payer en ligne » : c'est « êtes-vous ouverts, avez-vous ce vin, puis-je le réserver ». La vraie question pour un caviste ou un vigneron en Gironde n'est pas d'avoir un site, c'est de choisir entre une vitrine qui pousse vers la boutique et une boutique en ligne qui encaisse, stocke et expédie du verre plein.
La vitrine avec click & collect, souvent la bonne première étape
Pour un caviste installé aux Chartrons, à Saint-Michel ou dans le centre de Libourne, la plupart des clients habitent à dix minutes à pied ou en voiture. Ce qu'ils cherchent avant d'acheter, ce n'est pas un paiement en ligne : c'est savoir si vous êtes ouverts, ce que vous avez en rayon ce soir, et pouvoir réserver une caisse à retirer en sortant du travail.
Une vitrine avec un catalogue simple, sans paiement, et un bouton « je réserve, je viens la chercher » couvre déjà l'essentiel des attentes d'un client de quartier. Elle se construit au tarif d'un site vitrine classique : 632 € le temps de l'offre en cours.
Le click & collect a un avantage qu'on oublie trop vite : aucune expédition, aucune casse, aucun transporteur à gérer. Vous testez la demande en ligne sans les complications d'un vin qui voyage, avant d'investir dans une boutique complète.
💡 Pour trancher entre présence Google et site, la logique est la même que pour d'autres commerces de bouche : « Fiche Google ou site internet : par quoi commencer ? ».
Vendre son vin en ligne : ce que ça implique vraiment
Passer à la vente en ligne change la nature du site. Ce n'est plus une carte de visite, c'est une boutique qui doit encaisser, gérer un stock par millésime et faire voyager des bouteilles en verre sans les casser.
Le poids et la casse
Une bouteille pleine pèse autour d'1,2 kg avec le verre. Une caisse de six approche les huit kilos, une caisse de douze dépasse les quinze. Contrairement à un vêtement ou un livre, un colis de vin coûte cher à expédier et casse facilement si le carton n'est pas calé correctement, avec des séparateurs adaptés à chaque bouteille.
Le prestataire de transport doit être choisi pour ça, pas au hasard : certains proposent des emballages spécifiques pour le vin, d'autres non. Une casse en cours de route, c'est un client mécontent, une bouteille perdue, et souvent un remboursement à votre charge.
Les colis de 6 ou 12 bouteilles
Beaucoup de cavistes et de domaines fixent un minimum de commande, souvent une caisse de six, pour que les frais de port restent proportionnés au panier. C'est un choix à assumer dès la fiche produit et le panier, pas à révéler au dernier écran : un client surpris par les frais de port juste avant de payer abandonne son panier plus souvent qu'il ne le finalise.
Ce que la loi encadre — et ce qu'on ne peut pas trancher à votre place
La vente d'alcool aux mineurs est interdite, en ligne comme en boutique. Le site doit donc demander une déclaration d'âge au moment de la commande et l'afficher clairement, pas la cacher dans les mentions légales.
La communication autour de l'alcool est encadrée par la loi Evin : elle doit rester factuelle — origine, cépage, savoir-faire, accord mets-vin — sans cibler un public qui ne consomme pas déjà de l'alcool ni valoriser l'ivresse. C'est le même principe que sur vos étiquettes et vos publicités papier, appliqué au site et aux réseaux sociaux.
Si vous livrez hors de France, la fiscalité change selon le pays de destination : TVA et droits d'accises suivent des règles différentes. C'est un point à valider avant d'ouvrir l'export, pas après la première commande partie à l'étranger.
La fiche produit qui vend une bouteille qu'on ne peut pas goûter
En boutique, le client touche la bouteille, lit l'étiquette, vous pose une question. En ligne, la fiche produit remplace cette conversation. Elle doit contenir le millésime, le ou les cépages, l'appellation, le degré d'alcool et la garde conseillée.
L'accord mets-vin fait souvent la différence entre « vin rouge » et une vente. « Confit de canard, entrecôte grillée, fromages affinés » donne une raison d'acheter ; « viande rouge » n'en donne aucune. Deux photos minimum sont nécessaires : la bouteille entière, et un gros plan net sur l'étiquette. Un client qui connaît déjà un cru vérifie le millésime avant de cliquer ; s'il ne le trouve pas, il ferme l'onglet et va voir ailleurs.
Le calendrier commercial d'un caviste ou d'un vigneron girondin
La Gironde a un rythme de vente marqué, et un site figé toute l'année le rate. La semaine des primeurs au printemps, les journées portes ouvertes de propriétés en été et en automne, puis les fêtes de fin d'année qui concentrent une bonne partie du chiffre d'affaires annuel de nombreux cavistes : ce sont des temps forts à préparer, pas à subir.
Un bandeau « coffrets de Noël » qui apparaît en novembre, un formulaire de réservation pour les primeurs au printemps, une page dédiée à vos journées portes ouvertes : le site doit suivre ce calendrier plutôt que d'afficher la même page en janvier et en décembre. Pour pousser ces temps forts sur les réseaux ou Google au bon moment, notre page marketing digital détaille les options adaptées à ce rythme saisonnier.
Client de quartier ou client à l'export : deux sites différents
Votre client girondin veut de la proximité : le click & collect, une dégustation annoncée à l'avance, un conseil personnalisé sur ce qui reste en rayon. Il connaît déjà votre boutique ou votre domaine, il cherche surtout à confirmer avant de se déplacer.
Un client à l'export ne vous connaît pas. Il découvre votre nom, veut voir vos prix en clair avant d'aller plus loin, veut savoir si vous livrez chez lui et à quel coût. Les deux publics n'attendent pas les mêmes pages : ouvrir l'export sans les préparer revient à demander à un inconnu de faire confiance sans aucune information.
💡 D'autres commerces de bouche girondins vivent la même bascule entre clientèle de quartier et vente à distance : voyez comment un métier voisin l'a traité dans « Site internet pour un primeur ou une boucherie à Bordeaux ».
Les erreurs qui coûtent des ventes
- Ouvrir une boutique en ligne complète avant d'avoir testé la demande avec un simple click & collect.
- Une fiche produit vague — « vin rouge, 12 € » — sans millésime, sans cépage, sans accord mets-vin.
- Une photo de bouteille floue, prise au téléphone dans la réserve, avec une étiquette illisible.
- Des frais de port découverts seulement à la dernière étape du panier, une fois la carte bancaire sortie.
- Aucune vérification d'âge ni mention claire sur l'interdiction de vente aux mineurs.
Combien coûte un site pour un caviste ou un vigneron
Une vitrine avec click & collect se construit sur les mêmes paliers qu'un site de commerce classique : 632, 1 192 ou 1 592 € selon le nombre de pages et de fonctionnalités, aux tarifs de lancement. C'est le point de départ le plus courant, et souvent suffisant pour un caviste dont la clientèle reste locale.
Une vraie boutique en ligne — paiement sécurisé, stock géré par millésime, frais de port calculés au poids et par destination — démarre à 2 400 €. L'hébergement et le suivi ensuite se situent entre 19 et 89 €/mois selon le niveau de maintenance souhaité. Le détail complet des paliers figure sur notre page offres et tarifs. Pour la visibilité locale seule, une fiche Google optimisée coûte 240 € et reste souvent le meilleur point de départ avant même le site, comme on l'explique dans « Créer un site internet à Bordeaux : combien ça coûte vraiment en 2026 ? ».
Questions fréquentes
Faut-il un statut particulier pour vendre du vin en ligne ?
Oui : la vente de vin, sur internet comme en boutique, dépend de votre statut (caviste, négociant, vigneron) et des règles qui l'accompagnent. Faites valider votre situation exacte par votre expert-comptable ou la chambre de commerce avant d'ouvrir une boutique en ligne, en particulier si vous comptez vendre hors de France.
Un site de vente de vin doit-il vérifier l'âge du client ?
Oui. La vente d'alcool aux mineurs est interdite, y compris en ligne. Une déclaration d'âge à la commande et une mention visible sur cette interdiction doivent figurer sur le site.
Peut-on faire de la publicité pour son vin sur les réseaux sociaux ?
La communication sur l'alcool est encadrée par la loi Evin : elle doit rester factuelle (origine, cépage, savoir-faire) et ne peut pas cibler des personnes qui ne consomment pas déjà de l'alcool, ni valoriser l'ivresse. Pour un cas précis, un avocat spécialisé reste le bon interlocuteur.
Combien coûte une boutique en ligne pour vendre du vin ?
Une boutique en ligne avec paiement, gestion de stock par millésime et calcul des frais de port au poids démarre à 2 400 €. Une simple vitrine avec click & collect part de 632 €.
Faut-il commencer par le click & collect ou par la vente en ligne complète ?
Dans la majorité des cas, oui : mieux vaut commencer par une vitrine avec réservation et retrait en boutique. Elle valide la demande sans les frais d'expédition ni la casse, avant d'investir dans une vraie boutique en ligne.
Ébrange Création Digital — agence web à Bordeaux : sites web, e-commerce et visibilité locale pour les commerçants, artisans et indépendants.