Un site livré n'est pas un site terminé. C'est une machine branchée sur internet, qui dépend d'un nom loué à l'année, d'un serveur loué au mois, d'un certificat qui expire et d'un logiciel à mettre à jour. La maintenance d'un site internet à Bordeaux commence à 49 €/mois chez nous, et monte à 89 €/mois pour le suivi complet ; l'hébergement seul, sans intervention humaine, coûte 19 €/mois. La question n'est pas le montant : c'est de savoir ce que vous payez, et ce qui arrive le jour où vous ne payez plus rien.
Je vois deux situations. Le commerçant qui règle un abonnement depuis trois ans sans savoir ce qu'il couvre. Et celui qui n'a rien signé, dont le site marche « très bien », sauf que son formulaire ne lui envoie plus rien depuis huit mois.
Quatre lignes de facture, un seul mot pour les désigner
Sous le « coût mensuel d'un site », on empile quatre choses qui n'ont ni le même prix ni le même risque.
1. Le nom de domaine
C'est l'adresse : votre-entreprise.fr. Vous ne l'achetez pas, vous la louez à l'année auprès d'un bureau d'enregistrement. Une dizaine d'euros par an pour un .fr, ordre de grandeur à vérifier au tarif en vigueur.
Si ce renouvellement passe à la trappe, le site disparaît alors que les fichiers restent intacts sur le serveur. Le domaine entre en période de blocage, puis redevient disponible pour n'importe qui.
2. L'hébergement et le certificat HTTPS
L'hébergement, c'est le loyer du serveur où vivent vos pages : quelques euros par mois chez un hébergeur mutualisé grand public.
Le certificat, c'est le petit cadenas dans la barre d'adresse. Souvent gratuit : l'autorité Let's Encrypt délivre des certificats de courte durée, quelques semaines seulement, renouvelés automatiquement quand le serveur est bien réglé. Ce renouvellement casse parfois, après une migration, et personne ne le voit venir.
3. Les sauvegardes
Une copie complète du site, rangée ailleurs que sur le serveur qui l'héberge. Trois questions : à quelle fréquence, gardée combien de temps, restaurable par qui. La troisième est celle qu'on oublie. Beaucoup d'hébergeurs annoncent des sauvegardes automatiques ; peu de clients savent s'ils peuvent les récupérer, ni si la restauration est facturée.
4. Les mises à jour et le suivi
Du temps humain. Mettre à jour le socle et les extensions, vérifier que rien n'a bougé, tester le formulaire, changer un horaire ou un tarif.
Les trois premières lignes coûtent peu et se gèrent presque seules. La quatrième explique l'écart entre 19 €/mois et 89 €/mois.
Ce qui casse réellement sur un site laissé seul
Voilà ce qu'on retrouve en reprenant des sites bordelais abandonnés depuis un an ou deux.
Le formulaire de contact qui n'envoie plus rien
Le cas le plus fréquent, et le plus cher. Le site s'affiche, le visiteur remplit ses coordonnées, il lit « votre message a bien été envoyé », et rien n'arrive.
Les causes sont banales : une adresse email changée, un hébergeur qui durcit ses règles d'envoi, une extension qui réinitialise ses réglages, un anti-spam qui classe vos propres notifications. Rien de tout ça ne déclenche d'alerte. Un artisan qui reçoit deux demandes par mois met un trimestre à trouver le calme anormal.
Le contre-poison ne coûte rien : le premier de chaque mois, coupez le wifi de votre téléphone et envoyez-vous une demande de devis bidon depuis votre propre site. Si elle n'arrive pas dans les cinq minutes, vous venez de gagner votre journée.
Le certificat expiré
Certificat invalide : le navigateur affiche un avertissement à la place de votre site. Un client qui cherchait vos horaires ne clique pas sur « continuer quand même » : il retourne aux résultats de recherche.
Les extensions jamais mises à jour
Un site bâti sur un système de gestion de contenu repose sur des briques ajoutées : formulaire, galerie, réservation, boutique. Quand une faille y est découverte, elle est publiée pour que tout le monde corrige — et des robots ratissent le web à la recherche des retardataires.
Personne ne vous vise, vous, votre salon ou votre cabinet. Le résultat typique n'est pas un site effacé mais un site détourné : des pages de spam injectées dans un répertoire, un avertissement de sécurité affiché par Google, et vos emails qui finissent dans les indésirables.
La sauvegarde qui n'existait pas
Le jour où il faut restaurer, on découvre l'état réel des sauvegardes. C'est toujours ce jour-là. Une copie datant de la dernière refonte ne sert à rien.
Le site « fait par un cousin » : qui possède quoi, et comment reprendre la main
C'est la question qu'on me pose le plus au téléphone. Un proche a monté le site il y a quelques années, puis a changé de métier ou ne répond plus. Vous voulez modifier un tarif et vous ne savez pas par où entrer.
Trois choses à retrouver, dans cet ordre
Le nom de domaine d'abord : titulaire, bureau d'enregistrement, date d'expiration. Sans lui, votre adresse ne vous appartient pas. Puis l'hébergement : chez qui, sur quel compte, payé par quelle carte. Enfin l'identifiant administrateur qui ouvre les pages à la modification.
Qui héberge mon site, et à qui appartient le domaine ?
Pour un .fr, l'Afnic met à disposition un annuaire public : bureau d'enregistrement et date d'expiration s'y trouvent. Le nom du titulaire est masqué pour les particuliers, visible quand c'est une société.
Pour l'hébergeur, commencez par vos mentions légales : la loi pour la confiance dans l'économie numérique impose d'y nommer l'hébergeur. Si elles sont vides, cherchez le prélèvement sur vos relevés bancaires, ou la facture de renouvellement : elle porte le nom du prestataire.
Récupérer un domaine enregistré au nom de quelqu'un d'autre
Le transfert passe par un code d'autorisation, demandé au bureau d'enregistrement par le titulaire déclaré. Si la personne coopère, comptez quelques jours. Si elle a disparu, il existe des procédures de changement de titulaire, avec justificatifs de votre société.
Mon conseil, même quand tout se passe bien avec cette personne : mettez le domaine au nom de votre entreprise, avec votre email et votre carte. Une heure aujourd'hui contre un blocage complet dans trois ans. Chez Ébrange, la règle est écrite en bas de chaque page : vous restez propriétaire de votre site, de votre domaine et de vos contenus.
💡 Si ce site n'a plus été touché depuis 2020, la question n'est plus la maintenance mais la reprise : « Refonte de site internet à Bordeaux : faut-il vraiment tout refaire ? »
Vitrine simple ou site avec réservation : le suivi n'a pas le même poids
Une plaquette de cinq pages avec vos horaires et un plan d'accès ne demande pas le même suivi qu'un site où les clients réservent ou paient. Sur la vitrine, une panne se voit et se répare : quelques heures de visibilité perdues, agaçant sans plus.
Avec un agenda ou un paiement, vous dépendez de briques externes qui évoluent sans prévenir, vous manipulez des données personnelles, et la panne coûte tout de suite. Un créneau non réservé le samedi soir ne se rattrape pas le lundi.
Un site marchand démarre à 2 400 € chez nous, et son suivi mensuel n'est pas optionnel. Le détail des paliers est sur la page offres et tarifs.
Quand vous n'avez pas besoin d'un contrat de maintenance
Autant le dire franchement, ça m'évitera de vendre quelque chose d'inutile. Un site statique de quatre pages, sans système de gestion de contenu, sans extension, sans formulaire, hébergé chez un prestataire sérieux, peut vivre des années sans que personne y touche. Rien à mettre à jour, rien à casser. Si on vous propose 89 €/mois pour surveiller quatre pages figées, la réponse est non.
Restent quatre obligations, qui ne coûtent rien :
- Le domaine renouvelé, sur une carte valide, avec les alertes envoyées à une adresse que vous relevez.
- Quelqu'un que vous joignez qui détient les accès à l'hébergement.
- Une copie du site ailleurs que sur le serveur, téléchargée une fois.
- Un test mensuel du formulaire, s'il y en a un : c'est la seule pièce mobile du dispositif.
Le calcul bascule dès que le site vit : gestion de contenu, boutique, agenda, extensions. L'abonnement revient alors moins cher que la réparation.
Combien ça coûte : en autonomie, et chez nous
Si vous gérez tout vous-même
Un domaine en .fr autour d'une dizaine d'euros par an, un hébergement mutualisé à quelques euros par mois : l'ordre de grandeur tourne entre 50 et 150 € par an. À vérifier au tarif en vigueur, ces grilles bougent et la première année est souvent promotionnelle.
Ce chiffre ne comprend pas votre temps. Une mise à jour qui casse la mise en page un dimanche matin, c'est deux heures pour vous, un quart d'heure pour quelqu'un dont c'est le métier.
Nos trois formules mensuelles
Hébergement seul — 19 €/mois. Nom de domaine, hébergement en HTTPS, adresse email professionnelle du type contact@votrenom.fr, sauvegarde mensuelle. Le socle, sans intervention humaine récurrente.
Sérénité — 49 €/mois. Tout le précédent, plus les mises à jour techniques et de sécurité, la sauvegarde hebdomadaire, 30 minutes de modifications par mois et l'assistance par email sous 48 h. C'est le premier niveau de maintenance, et celui que nous recommandons dès que le site reçoit des demandes.
Tranquillité totale — 89 €/mois. Tout Sérénité, plus une heure de modifications par mois, un rapport mensuel des visites, appels et demandes, l'assistance prioritaire sous 24 h et la mise à jour de votre fiche Google.
Une précision, parce que la question revient : aucune formule n'existe sous 19 €/mois. Si un devis d'Ébrange affiche moins, c'est une erreur.
Côté création, un site vitrine part de 632 € au tarif de lancement avec le code LANCEMENT20, contre 790 € hors offre, les paliers suivants étant à 1 192 et 1 592 €. Le budget de départ est détaillé dans « Créer un site internet à Bordeaux : combien ça coûte vraiment en 2026 ? »
La visibilité se traite à part : fiche Google à 240 €, pack visibilité à 490 €, animation des réseaux à 350 €/mois, sur la page marketing digital local.
💡 Le suivi prend son sens quand le site travaille pour vous : « Être visible sur Google à Bordeaux : le plan d'action »
Les économies qui coûtent cher
- Laisser le domaine au nom du prestataire — la seule erreur de la liste qui peut vous coûter votre adresse.
- Payer le renouvellement sur une carte expirée — les rappels partent sur une adresse que plus personne ne relève, et le domaine tombe.
- Croire qu'un abonnement d'hébergement inclut les mises à jour — l'hébergeur loue un serveur. Il ne regarde pas vos extensions.
- Ne jamais tester le formulaire de contact — deux minutes par mois contre un trimestre de demandes perdues.
- Faire confiance à une sauvegarde jamais restaurée — tant qu'on ne l'a pas essayée une fois, vous ne savez pas si elle fonctionne.
- Payer une formule haute pour un site qui ne bouge pas — quatre pages figées n'ont pas besoin d'une heure de modifications par mois. Descendez d'un cran.
💡 Beaucoup de ces vérifications se déclenchent seules une fois configurées : « Automatiser sa petite entreprise à Bordeaux »
Si vous ne retenez qu'une chose : vérifiez le titulaire de votre domaine, puis testez votre formulaire. Le reste peut attendre le mois prochain.
Questions fréquentes
Combien coûte l'hébergement et la maintenance d'un site chez Ébrange ?
L'hébergement seul coûte 19 €/mois : nom de domaine, HTTPS, adresse email professionnelle, sauvegarde mensuelle, sans intervention humaine. La maintenance commence à 49 €/mois avec les mises à jour, la sauvegarde hebdomadaire, 30 minutes de modifications et l'assistance sous 48 h. Le suivi complet, à 89 €/mois, ajoute une heure de modifications, un rapport mensuel, l'assistance sous 24 h et la fiche Google.
Un contrat de maintenance est-il obligatoire pour un site vitrine ?
Non, et je le déconseille même dans un cas précis : un site de quatre pages sans système de gestion de contenu, sans extension et sans formulaire, hébergé chez un prestataire sérieux. Il tournera des années sans intervention. Il vous faut quand même quelqu'un qui détient les accès, un domaine renouvelé et une sauvegarde téléchargée quelque part. Dès qu'il y a un formulaire, un agenda ou un paiement, le suivi redevient nécessaire.
Que se passe-t-il si je ne mets jamais mon site à jour ?
Trois scénarios, du plus fréquent au plus grave. Le formulaire de contact cesse d'envoyer les messages et vous perdez des demandes sans le savoir. Le certificat HTTPS expire et le navigateur affiche un avertissement avant la page d'accueil. Une faille d'extension est exploitée par un robot qui scanne des milliers de sites, et le vôtre héberge des pages de spam. Sans sauvegarde exploitable, la réparation coûte plus cher que des années d'abonnement.
Ébrange Création Digital — agence web à Bordeaux : sites vitrines, hébergement, maintenance et visibilité locale pour les commerçants, artisans et indépendants de Gironde.